
L’aventure débute très tôt ce matin, puisque certains hommes du campement se lève à 5h, me réveillant par la même occasion ! Je resterai à somnoler jusqu’à 6h tout de même, plie rapidement bagages, ne mangeant rien, parti sans demander mon reste ! 3 kms plus loin, je me retrouve en plein village, inespéré ! De quoi me ravitailler en eau et biscuits ! Ce sera la première fois cette année que je prendrai de l’eau au puit, la filtrant avec une pastille micropur bien sur, avant de la boire ! Je transporte donc 6 litres d’eau, de quoi être autonome pour la journée voir plus, ne sachant pas ce que je vais trouver sur ma route par la suite. Je continue donc à chercher mon chemin, entouré de petites montagnes comme je les aime, à monter et descendre sans arrêt. Je ne fais que du 10 kms/h et ça demande beaucoup d’énergie. Après 37 kms, J’arrive enfin à Sré Pêang, déboulant dans un jardin, comme par magie une belle piste se dresse devant moi ! Le temps de m’arrêter acheter un peu de nourriture et de boisson, je vois un occidental faire demi-tour juste devant moi dans un 4X4. S’en suit une bonne quinzaine de minutes à parler de l’état des routes environnantes. Le gars est australiens, marié à une Khmère. Il me dit que la piste pour aller sur le plateau des Cardamomes est fictive. En tout cas il ne la connaît pas. Il y en a bien une qui va sur Krong Koh Kong, la frontière sud ouest avec la Thailande (là ou nous sommes entrés au Cambodge l’année dernière avec Bernard)
Il y a déjà quelques heures que je me disais que je devrais faire une croix sur ces montagnes, surtout qu’on m’attend le 21 à Phnom Pehn. Et les difficultés rencontrés hier et aujourd’hui m’ont déjà bien suffit pour le moment ! Direction Pursat ! Route qui alterne entre petite montée, longue descente, petite montée, petite descente, de la tolle ondulée, mais c’est plutôt roulable ! Je ne sais pas trop ou je vais dormir ce soir, comme tous les soirs ou presque lorsque je suis loin d’une grande ville. Je cherche en général vers 17h, et aujourd’hui je trouve un « natural pleasant site », celui de L’Bak Kamronh, juste à côté d’une rivière, idéal pour me rafraîchir et surtout enlever toute cette poussière ! Je plante la tente, une chauve souris tournoie autour quelques minutes, ce régalant sûrement des moustiques que j’ai dû attirer par ma présence. Au loin, la rivière coule doucement, les singes chantent quelques minutes puis vient le tour des cigales, très fort au début, puis plus doucement pour me bercer durant la nuit !
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