
C’est une journée difficile, j’ai pris le choix de prendre des pistes secondaires, ce qui signifie que je ne suis pas sur d’arriver là ou je veux arriver… En effet, les habitants sont souvent sujet à m’indiquer la route la plus praticable, et ne pensent pas qu’à vtt il n’y a pas trop problème ! De plus, sur ma carte, j’ai 2 villes qui s’appellent Pailin, a environ 15 ou 20 kilomètres l’une de l’autre ! Comment savoir si on m’indique la ville principale ou ce village qui porte le même nom ? Résultat, je me retrouve à prendre des pistes que je n’ai pas sur ma carte, je ne sais pas ou je vais ! Je change constamment de direction, entre le sud, l’ouest, le sud ouest étant tout de même mon cap principal, et heureusement car je veux aller dans cette direction ! Je retombe tout de même sur mes pieds mais au dépend d’une route exécrable !nid de poule a gogo et piste de terre non damée par la suite seront le cocktail difficile a boire en cette journée bien chaude, mais heureusement nuageuse ! C’est à n’y rien comprendre, je suis entouré de mines, les panneaux sont là pour me le rappeler, et il y a des maisons un peu partout ! Généralement à 20 mètres derrière le panneau avec la fameuse tête de mort et le « danger ! Mines ! »
Je continue cette piste qui s’améliore tout de même au fur et à mesure, et en m’arrêtant à un campement, un homme parlant un anglais correct me rassure sur ma destination ! Il est temps pour moi de me poser tout de même, je suis en train de cramer sous le soleil, un peu inconsciemment ! Le temps de boire un coca, de voir de beau caméléons, d’écrire ces lignes, et de se poser un peu, et je repars, à l’assaut de Pailin ! Surprise, la pluie commence à tomber, doucement mais sûrement, pour se transformer en un véritable mur d’eau, sous lequel je resterai jusqu’à l’entrée de Pailin, ne voulant pas quitter ce bonheur d’être mouillé alors qu’il fait si chaud ! La vie s’arrête alors pour les Khmers, qui rentrent chez eux, ne font que regarder le petit falang qui s’amuse a rester sous cette pluie alors qu’ils l’invitent à s’abriter !
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