
Je quitte la famille de Sok Sompong le ventre vide, comme tout les matins au démarrage. Mon hôte s’excuse de ne pouvoir m’offrir le petit déj ! Il s’excusait déjà hier de n’avoir que du riz et des concombres cuits (avec du poisson, mais définitivement je n’en remangerai pas !) Il ne voudra pas de mon argent, que je lui donne de bon cœur, son invitation me fais tellement plaisir ! J’aurai partager quelques mots avec un Khmer qui a eu accès aux connaissances il y a 20 ans et qui va devenir fermier !
Je trouverai de bons beignets avec du caramel dessus, ainsi que des bananes, idéal pour un p’tit déj de cycliste ça ! Surtout avec la journée qui m’attend ! Au programme aujourd’hui, et bien ça roule plutôt pas mal au début, mais de grosses ornières me gênent pour la première fois dans ma progression à cause de la remorque qui ne passe pas, puis du sable : pousser sur 100 mètres, monter sur le vélo 10 mètres, repousser 10 mètres, remonter sur le vélo 500 mètres et repousser de nouveau, vive le vélo ! A 15 kms de Phsar Roméas, je décide de prendre le train. Je prends une bifurcation, comme il y en a tous les 100 mètres et je me retrouve sur les rails.
Le train, un grand mot, ou plutôt un truc qui ressemble a un taxi sur rail, une plateforme qui se déplacent des rails très rapidement. Il me faudra que 5 minutes pour trouver 3 gaillard qui montent leur petit chariot et m’emmènent pour 15000 riels (4 $ environ, ce qui fait bien cher mais tant pis !)
Dîner dans le village, et recherche de couchage, le soir tombant déjà, il est 18h environ. Je m’installe dans une rizière asséchée, il y a la rivière juste à côté, de quoi me laver et perdre par la même occasion mon savon ! Dodo avec les petites bestioles aux alentours, notamment des petits serpents vus en arrivant, et des petits rongeurs. Au loin c’est la fête, sûrement les conséquences du nouvel an Chinois !
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